Interview inspirante de la fabuleuse Hélène Bonhomme

Par | 2018-08-28T16:24:17+00:00 28 août, 2018|

 

Je suis ravie de vous partager aujourd’hui, l’interview inspirante de la fabuleuse Hélène Bonhomme.

Hélène Bonhomme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hélène Bonhomme

Hélène est auteure, conférencière, chroniqueuse sur le point.fr et fondatrice du site fabuleusesaufoyer.com.
Elle est mariée à David et maman de jumeaux : Roman et Adelin.

Hélène a pour mission d’aider les mamans qui veulent sortir la tête de l’eau, prendre du recul sur leur quotidien et commencer à aimer leur vie.

Alors qu’elle est mère au foyer et en proie à l’épuisement, elle commence à interviewer des femmes inspirantes et à publier des articles sur un blog.

Très vite ses publications remportent un vif succès et elle écrit un livre collaboratif en 2015
« Il y a une fabuleuse dans chaque foyer » (Première Partie) qui sera suivi par
« C’est décidé, je suis fabuleuse, petit guide de l’imperfection heureuse » (Première Partie) sorti en 2016.

Elle participe à de nombreuses émissions pour parler et lever le tabou du burn out maternel.

Hélène n’a de cesse d’œuvrer pour que toutes les mamans se sentent fabuleuses au foyer.

Aujourd’hui, elle nous fait l’honneur de nous partager son expérience de maman.

Bonjour Hélène et merci infiniment d’avoir accepté de répondre à mes questions.

Quel a été le déclencheur où tu t’es dit « plus jamais ça » ?

Je me trouvais avec les garçons à la maison quand mon téléphone a sonné.

J’ai répondu car c’était important…et comme les garçons me signifiaient à grand bruit qu’ils voulaient mon attention, je me suis isolée dans une autre pièce : quelle erreur !

Quand je suis sortie de la pièce moins de 5 minutes plus tard, j’ai entendu des bruits suspects venant de la cuisine.

Là, les garçons avaient fait une bataille avec plus d’une vingtaine d’œufs.
Il y en avait absolument partout : sur les murs, sur le sol, sur le frigo, dans le frigo, sur les placards, dans les placards…

Bref, un vrai carnage ! Et là, je me suis mise à hurler des choses affreuses (que je ne répéterais pas ici).
Un de mes fils m’a alors regardé en se bouchant les oreilles : il ne voulait pas en entendre davantage.

Ce fut un déclic pour moi : mon comportement affectait mes enfants.

 

Quelles ont été les principales ressources qui t’ont permis de sortir du burn out maternel ?

La première chose qui m’a aidé, ce fut d’accepter de prendre du temps pour moi en confiant mes enfants à la garderie quelques heures par semaine.

J’étais tellement épuisée qu’au début, j’en profitais juste pour dormir.

Ensuite, j’ai lu, énormément, et j’ai commencé à profiter de ce temps pour écrire car j’allais mieux.

Je me suis également fait accompagner par un professionnel pour sortir de ce burn out.

 

Comment es-tu venue à créer les Fabuleuses au foyer et quel message souhaites-tu délivrer auprès des mamans ?

Au début, il s’agissait simplement de textes qui dormaient sur mon ordinateur.
Mon mari m’a encouragé à les mettre en ligne mais je pensais que ça n’intéresserait personne, ou seulement mes bonnes copines.

Et puis, très vite, mes textes ont touché des mamans.
Elles m’ont écrit qu’elles avaient l’impression que j’avais mis une caméra chez elles !

Au début du blog, c’était juste une catharsis : j’écrivais parce que cela me faisait du bien. Je n’avais pas de plan.
Rapidement, j’ai réalisé que cela correspondait à un besoin.

D’abord, j’ai cru que cela répondait au besoin de valorisation, mais je crois que ça répond plus au besoin d’authenticité : je suis caché derrière ma façade de perfectionniste et du fait qu’elle raconte ma vie de manière authentique et légère, cela fait sauter cette façade et ça me libère.

Je vois cette expérience des Fabuleuses comme une balle rebondissante : je fais preuve de vulnérabilité en prenant le risque de raconter ma vie de façon authentique, mais cela fait sauter des verrous chez d’autres femmes qui se disent qu’elles ne sont pas seules et pas si anormales que ça.

Cette imperfection est acceptable, elle est même drôle !

Cette femme va ensuite pouvoir, à son tour, être vraie, et permettre à d’autres femmes de son entourage d’être vraies elles aussi.

Cette authenticité casse les mécanismes de comparaison, de solitude, car elle crée du lien.

 

Comment devient-on Fabuleuses au foyer ?

On ne devient pas Fabuleuse, on l’est déjà !

Tout le principe de ce que je prône est là : les femmes n’ont pas besoin de revendiquer qu’elles sont de bonnes mères, de bonnes professionnelles, de bonnes épouses, etc. : elles le sont déjà !

Nous passons notre vie à chercher la reconnaissance extérieure, celle de notre conjoint, celle de nos enfants, celle de nos collègues, de notre chef…

A travers les Fabuleuses, je propose aux femmes de commencer par se donner elles-mêmes de la reconnaissance en changeant de regard sur elles-mêmes : elles sont Fabuleuses, et ça change tout !

Attention, l’affirmation « Je suis fabuleuse » n’est pas une autocélébration. Mais comme on passe sa vie à se répéter qu’on ne l’est pas, « Je suis fabuleuse » est comme un mantra.

99% des femmes ont aujourd’hui comme mantra « Je ne suis pas assez ».

Notre mode de pensée sur nous-mêmes a un impact réel sur notre vie réelle et concrète.

« Je suis fabuleuses », cela signifie : « J’ai décidé, malgré mes limites, que ma valeur intrinsèque dépasse la médiocrité de ce que je fais ».

Il y a aussi une forme d’ironie : on sait très bien qu’on n’est pas fabuleuse, mais on décide de se raccrocher à notre identité en tant que personne, et pas à tout ce qu’on prouve aux autres.

 

Quel est ton conseil pour sortir du mythe de la mère parfaite ?

D’abord, essayer de renouer avec un regard bienveillant sur soi-même.

Je m’explique : dans notre cerveau, il y a des chemins neurologiques, des connexions.
Plus on va créer cette connexion, plus cela va s’élargir, comme une autoroute. Ce petit sentier de la bienveillance envers soi, à force d’être emprunté, deviendra une autoroute.
Plus je vais nourrir mes pensées d’amour pour moi-même, de bienveillance envers moi-même, plus cela va devenir naturel pour moi de penser comme ça et moins cela va devenir un exercice.

Concrètement, pour essayer d’élargir nos autoroutes de bienveillance, on peut poser des post-it sur le frigo, sur le miroir, écouter de la musique qui nous inspire.

Moi, par exemple, quand je retombe dans mes travers, j’écoute la chanson de Vianney Je fais comme Dumbo, où il est question de voler au-dessus de ses défauts. Cela passe aussi par le choix des personnes avec qui on va passer du temps : choisir des gens avec qui on peut avoir un échange en vérité, un cœur à cœur où l’on peut se montrer vulnérable.

Apprendre aussi à prendre du temps où l’on est seule avec soi-même parce que quand on est maman, on n’est jamais seule. C’est une idée que je développe souvent dans mon blog : j’invite les mamans à prendre 10 minutes pour elles, car ça rendra service à tout le monde.

Ça peut être aussi d’ouvrir la porte à une amie qui sonne à la porte alors que la maison est en désordre ; dire « non » à la kermesse de l’école, mais si on dit « oui », se pardonner d’avoir dit oui ! C’est tout simple mais cela passe quand-même par quelques actions à mettre en place. Attendre que ça vienne, ça ne peut être que décevant.

Attention, ce que je propose n’est pas une méthode, ça n’est pas une liste de choses à faire pour ses débarrasser du perfectionnisme qui pourrit la vie des mères. C’est plus un état d’esprit, c’est comme des lunettes sur la vie.
Je ne propose pas une méthode aux femmes pour changer leur vie, je leur propose de changer de regard.

Cela dit, il y a une part de méthode au sens où, si on veut voir du changement dans sa vie, il faut changer sa manière de vivre sa vie. Cela passe par du concret, mais toutes les fois où on ne va pas réussir à changer ses habitudes, on se fera des cadeaux à soi-même, on sera bienveillante.

 

Comment arrives-tu à maintenir un équilibre entre ta vie privée et ta vie professionnelle ?

C’est un point délicat, évidemment !

Maintenir cet équilibre n’est jamais acquis, il s’agit d’une veille au quotidien et je pense que c’est le cas pour toutes les mères.
J’ai la chance de travailler à mon compte, je peux donc organiser mon temps en fonction de la vie familiale, et par exemple aller chercher les garçons à l’école.

Je suis souvent en déplacement mais quand je suis à la maison, j’essaie d’être « 100% » présente.
Par exemple, je décide de jouer à fond avec mes garçons en coupant mon téléphone et en éloignant le plus possible mon ordinateur de la pièce où nous nous trouvons.

 

Que fais-tu quotidiennement pour devenir ta meilleure amie et être plus douce et bienveillante avec toi-même ?

J’ai perdu énormément d’énergie à ne pas m’aimer, à être toujours en train de me juger.
Au cours de la période de travail sur moi à la suite de mon burn out, j’ai compris qu’il fallait que je m’aime, que je sois plus douce envers moi !

Parce que j’ai compris une chose :
Ce n’est pas parce que je suis aimable que je m’aime.
C’est parce que je m’aime que je deviens aimable !
Ce n’est pas parce que je suis belle que je m’aime.
C’est parce que je m’aime que je deviens rayonnante.
Ce n’est pas parce que je suis géniale que je m’aime.
C’est parce que je m’aime que je deviens créative !

Au quotidien, j’ai développé ce que j’appelle un exercice d’auto-compassion.
C’est tout simple : à chaque fois que je suis tentée de m’auto flageller, je me pose la question suivante :

« Comment traiterais-je ma meilleure amie si elle traversait cette situation ? »

Voir l’article d’Hélène : comment je suis devenue ma meilleure amie

 

Vous pouvez retrouver Hélène Bonhomme : sur son site : https://fabuleusesaufoyer.com/
Visionner sa chaine Youtube : ici 
Rejoindre sa communauté sur sa page Facebook : https://www.facebook.com/fabuleusesaufoyer/
Lire ses livres : https://fabuleusesaufoyer.com/livres/

Encore merci à Hélène pour sa générosité et pour mettre son talent au service des mamans.

 

 

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À propos de l'auteur :

Catherine
Je suis Catherine Proutiere, coach de vie, naturopathe et fondatrice du site et de la méthode « Devenez votre meilleure amie ». Je suis experte dans le bien-être des mamans et le burn-out maternel. J’accompagne des mères de famille épuisées, débordées, stressées, qui en apparence ont tout pour être heureuses mais ne le sont pas. Je les aide à retrouver de l’énergie vitale, à équilibrer leur vie privée, familiale et professionnelle, et surtout à s’aimer davantage pour mener une vie plus harmonieuse et épanouissante dans tous les domaines de leur vie. J’ai à cœur de leur transmettre ce qui m’a permis de passer, il y a quelques années, d’un mode « sur-vie » à un mode « en-vie " afin qu'elles puissent rayonner de toute leur beauté et puissance et diffuser d’heureux bienfaits tout autour d’elles.

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